Archives mensuelles : mars 2014

Chi le Chat

Il y a quelques temps, on me faisait découvrir les aventures de Chi le Chat. Une histoire sous forme de mangas déclinés en plusieurs tomes, ayant pour protagoniste (suspens, suspens) un CHAT, et oui messieurs-dames.

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chi une vie de chat

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Je recommande vivement cette lecture à tous les amoureux des chats. Non pas ceux qui apprécient l’allure majestueuse du félin, sa fourrure chatoyante ou encore qui trouvent leur petite frimousse trop mignonne, mais les érudits. Ceux qui savent et qui affectionnent les chats pour ce qu’ils sont vraiment : des créatures bipolaires. Des êtres à l’égo tellement surdimensionné qu’il ferait pâlir celui de Narcisse himself. Des bêtes toujours en quête d’une mission abracadabrante à accomplir dans l’objectif de désarçonner leur propriétaire.

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chi le chat

Chi’s evil twin

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A l’inverse des Garfield et Simon’s cat que nous connaissons bien, Konami Kanata, l’auteur et dessinatrice des aventures de Chi le chat, nous offre un angle assez différent de celui que l’on retrouve généralement dans les œuvres consacrées à ces félins psychotiques. Notre mangaka japonaise aborde la vie du petit chaton de son point de vue à lui. On fait la connaissance de cette mini boule de poils bien trop mignonne pour ne pas craquer lorsqu’elle n’est encore qu’un bébé chat. Chi perd ensuite son chemin et est recueillie par une famille sympathique, qui voit très vite ses illusions de chat-peluche s’envoler au profit de la réalité, soit le chat-foin (selon L’internaute, chafoin = sournois/patelin).

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chi cat

Chi la dingue

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Cela dit, bien que le ressenti de la famille de Chi soit aussi évoqué, c’est l’opinion du chat qui est mise en avant. On observe le monde à travers ses yeux de petit chaton et c’est bien trop mignon. Très souvent drôle, parfois touchant mais jamais mièvre, les aventures de Chi le Chat se dévorent d’un bout à l’autre.

Certes je n’en suis qu’au premier tome, mais j’ai pour objectif de ne pas m’arrêter en si bon chemin. Plutôt bon signe pour une saga de 10 volumes !

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chi manga

Super Chiiiii !

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Le saviez-vous ? Ceux qui comme moi prononcent Chi avec un « Ch » comme « chat » (évidemment) se fourvoient complètement. Cela se dit « Qi » , un mot qui illustre une forme d’énergie spirituelle qui conduit la vie et et l’univers dans les cultures chinoises et/ou japonaises. Un nom prometteur et fort auguste pour un chachat.

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From Mary Poppins with love

Le 5 mars dernier sortait dans les salles obscures Saving Mr. Banks, un film très attendu par les fans de celui qui a bercé toute notre enfance, Walt Disney. Et pour cause, le long-métrage a pour sujet l’adaptation du film Mary Poppins. L’une des réalisations les plus populaires de ce bon vieux Walt, basée sur un personnage mythique qui en aura inspiré plus d’un (dont, et c’est par ailleurs scandaleux, le célèbre Joséphine Ange Gardien de TF1…).

saving mr banks

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Saving Mr. Banks

John Lee Hancock, le réalisateur, vient donc nous compter les mésaventures de Walt Disney, campé par un Tom Hanks plutôt persuasif, qui essaye tant bien que mal d’adapter les best seller littéraires pour enfants de l’auteur Pamela Travers, incarnée par une Emma Thompson excellant dans son rôle. Croyez-moi, la tâche s’avère ardue ! Celui qui a conquis des générations d’enfants avec ses dessins animés merveilleux (chez Life&Swing, on aime l’objectivité) n’en mène pas large face à un écrivain aux allures de veille gouvernante anglaise complètement psychorigide, qui tient à l’authenticité de son histoire et de son protagoniste plus qu’à la prunelle de ses yeux. Tout de suite on comprend mieux d’où le personnage de Mary Poppins tient son petit côté pète-sec et intransigeant. Notre ami Walt et son équipe, habitués aux grosses productions hollywoodiennes, vont être confrontés à un tout nouveau monde. En effet on découvre peu à peu que Pamela Travers a un secret. Mary Poppins est certes sortie de son imagination, mais bel et bien inspirée de son enfance difficile.

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pamela travers walt disney

Pamela et Walt

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Cette intrigue mélange les émotions avec brio. On passe du rire aux larmes et de l’attendrissement aux réprimandes. Le tout sous un décor hollywoodien des années 60 non dénué d’un charme kitsch, qui fait pourtant rêver.

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Un film pour les amateurs de Walt Disney ?

Comme nous vous le disions plu haut, ce film était attendu avec une grande ferveur par tous ceux qui sont tombés dans les productions de Tonton Walt lorsqu’ils étaient petits, et qui continuent encore à les chérir des années après (et à regarder leur 70ème diffusion pendant les vacances de Noël). La promesse de Walt Disney de cette œuvre serait de nous rappeler quelques instants du film Mary Poppins, visionné de nombreuses fois dans notre enfance mais beaucoup moins aujourd’hui. Nous faire goûter à une madeleine de Proust délicieuse et bien dodue. En parallèle, Saving Mr. Banks nous apprendrait des anecdotes inédites sur la réalisation de ce film, sur les conditions de tournage de l’époque mais aussi sur l’envers du décor de Walt Disney.

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musique mary poppins

Les acolytes pour « Chem Chem Cherry »

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Chek, Check aaaaand Check ! Tout ce que les fans de Disney pouvaient attendre de ce film se trouve dedans. Plus encore : on retrouve un peu de la magie qu’il y avait dans nos Disney d’antan. La musique très présente dans le film y est pour beaucoup, tout comme les références à des personnages que l’on connait bien. Mais tout de même : elle opère et c’est tout ce qui compte. C’est d’ailleurs un très bon tour de passe-passe car le long-métrage nous enchante alors qu’il comporte une bonne dose de drama.

Saving Mr. Banks, un bon film tout court

Et les autres dans tout ça, hein ? Ceux qui n’aiment pas Walt Disney et qui pensent que ses films d’animation ne sont qu’une succession de moments mièvres et dépourvus d’intérêt ? De prime abord, je commencerai surtout par signaler qu’il y a toute une éducation à refaire. Mais surtout j’aurais envie de dire Foncez mon vieux, foncez !

Car Saving Mr. Banks (ou dans sa version française nettement moins classe Dans l’ombre de Mary – La promesse de Walt Disney), porte certes sur l’univers de Disney mais reste un bon film, tout simplement. Il est porté par un excellent casting. Tom Hanks (ce bon vieux Walt) et Emma Thompson (the lovely Pam) étaient nés pour incarner leurs personnages. On retrouve aussi un très bon Jason Shwartzman, un Paul Giamatti en grande forme et l’homme aux gros sourcils, j’ai nommé Colin Farrell Williams.

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film emma thompson

Emma Thompson ou l’art de la métamorphose. De gauche à droite dans : Saving Mr. Banks, Harry Potter, et Love actually de Richard Curtis, aux côtés du Professeur Rogue.

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Le film est très bien rythmé. Il dure 2h05 et pourtant on ne voit pas le temps passer. Il faut dire que le long-métrage est drôle sans vouloir l’être à tout prix. Les situations coquasses sont bien portées à l’écran et font leur petit effet. On ne passe pas son temps à glousser en tapant son voisin du coude mais on pense plutôt : « Heeeiin, bien vu ça » . L’histoire est également intéressante car elle nous emmène tout droit dans l’univers hollywoodien des années 60. On découvre l’envers d’un décor que l’on n’a pas connu, tout en souriant des éléments d’époque qui nous font comprendre comment le cinéma a basculé dans un bon gros business.

Saving Mr.Banks nous fait aussi voyager dans le temps et découvrir l’Australie du début du XXème siècle (un peu d’histoire) et nous fait sombrer dans les abîmes de la psychologie et de la notion de transfert.

Qui plus est, amateur de Disney ou non, il faut dire ce qui est : Mary Poppins c’est quand même génial. La preuve, le film a reçu pas moins de 5 Oscars à sa sortie. Le mixe de vraies séquences filmées et de séances d’animation était une belle prouesse technique pour l’époque. La pétillante Julie Andrews et Dick Van Dyck avaient la classe !

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julie andrews and dick van dyke mary poppins

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Voici donc un film complet, de qualité, qui certes ne bouleverse pas une vie mais qui a le mérite – et ce n’est pas si courant – de nous faire passer un bon moment.

Quittons-nous avec celle sans qui Saving Mr. Banks n’aurait jamais pu voir le jour, l’indétrônable Mary Poppins, sooo Supercalifragilisticexpialidocious.

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Post Scriptum : à la fin de la séance, un jeune godelureau s’époumonait et criait à qui veut l’entendre que Mary Poppins était le seul et unique cas pour lequel Walt Disney avait demandé son avis à l’auteur. Mais mon brave, ne sais-tu pas que Perrault et Grimm nous ont quitté il y a bien longtemps ? La Belle et la Bête puise par exemple ses origines au IIème siècle après JC. N’observes-tu pas une non-concordance des dates ?

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