Si Beedle nous était conté

Pour beaucoup le 21 juin 2007 a été vécu comme une véritable fête. Le dernier tome de la merveilleuse série Harry Potter était publié, mettant fin à un suspens insoutenable cultivé depuis 10 longues et merveilleuses années. Cependant, découvrir le fin mot de l’histoire voulait dire NE PLUS JAMAIS parcourir pour la première fois les aventures de nos jeunes amis sorciers. Never. Cette fantastique relation qui nous liait à ce monde magique prenait fin avec larmes et cris.

C’est pourquoi j’ai été ravie de découvrir que JK Rowling la merveilleuse avait écrit un nouveau livre qui découlait de sa saga littéraire, Les contes de Beedle le Barde. Publié en 2008, je n’ai eu vent de son existence qu’en novembre dernier. Le glas de la honte sonne depuis sur moi.

Auparavant notre écrivain favori avait déjà écrit deux livres issus de Harry Potter : Les animaux fantastiques : vie et habitat des animaux fantastiques et Le Quidditch à travers les âges. Tous deux reprenaient des titres d’ouvrages bien célèbres dans le monde des sorciers, à lire et à emprunter notamment à la bibliothèque de Poudlard. Néanmoins ce livre de contes est de loin le meilleur des trois.

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contes beedle le barde

Le fameux ouvrage

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Pour l’incurable fan d’Harry Potter que je suis, Les contes de Beedle le Barde composent tout simplement un moment de sursis inattendu et hautement apprécié avant que les portes de l’univers magique ne se referment définitivement derrière moi. Cet ouvrage est lui aussi édité comme s’il s’agissait d’un véritable livre imprimé par les soins des sorciers. Et qui plus est dans les temps anciens. Il répertorie 5 contes imaginés par (pour ceux qui ne verraient vraiment pas où je veux en venir) le barde Beedle :

  • Le sorcier et la marmite sauteuse,
  • La fontaine de la bonne fortune,
  • Le sorcier au cœur velu,
  • Babbitty Lapina et la souche qui gloussait,
  • Le conte des Trois Frères.

Dans l’univers magique, la célébrité de ses fables équivaut à celles de nos Grimm ou Perrault.

Ces histoires courtes sont très agréables à lire. Poétiques, munies d’une petite morale dont JKR a le secret et parfois drôles, elles se dévorent très rapidement et avec beaucoup de plaisir. Plus en tout cas, que ce à quoi l’on pourrait s’attendre.

Malgré la qualité des contes, l’atout majeur du livre est indubitablement les commentaires qu’Albus Dumbledore est supposé y avoir laissés. Car voyez-vous, l’exemplaire que nous avons entre les mains n’est autre qu’une copie de l’ouvrage de feu le directeur de Poudlard, celui-là même qu’il a légué à Miss Hermione Granger dans son testament. Fidèle à lui-même, ce grand sorcier a glissé de ci de là des petites anecdotes farfelues et acerbes et nous laisse entrapercevoir l’étendue de sa culture du monde de la sorcellerie.

Hermione nous fait aussi l’honneur d’y avoir saupoudré quelques remarques. Celles-ci se justifient par le fait que son exemplaire original était en Runes (un ancien dialecte écrit de sorcellerie) et parceque c’est elle qui l’a traduit (parce qu’elle est trop forte). Toujours à propos et reflétant bien son personnage, elles ponctuent joliment notre lecture.

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books by jk rowling

The original.

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Alors que ce livre aurait pu être parfait laissé tel quel, JK Rowling, sûrement par amour pour l’univers qu’elle a créé de toute pièce, n’a pu s’empêcher d’y ajouter son grain de sel. C’est ainsi que dans notre exemplaire des Contes de Beedle le Barde, nous retrouvons également ses notes et ses appréciations. WTF ?! Tout se passait si bien jusque là ! Elle avait réussi à écrire un livre, s’inscrivant presque dans un projet transmédia, et qui ne ressemblait PAS à un produit dérivé mais bel et bien à un véritable objet qui nous rapprochait de Poudlard et de son monde magique. Pour un peu avec ce livre dans les mains, on reprenait espoir en rêvant à nouveau du hibou qui nous amènerait notre lettre pour intégrer l’école de sorcellerie.

Mais grâce à cet excès d’égocentrisme de JK Rowling, c’est fichu (merci Bernard). L’intervention de l’auteur casse tout, nous rappelant que ce que nous avons dans les mains n’est pas un ouvrage légendaire mais une publication un peu commerciale sur les bords que nous avons tous trouvée à la Fnac.

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Mis à part ça, Les contes de Beedle le Barde sont très bien écrits et ont le mérite de prolonger encore un peu notre histoire avec Harry Potter. Une lecture parfaite pour les longues soirées d’hiver passées au coin du feu. Ou dans la salle commune de Gryffondor assis dans l’un des gros fauteuils en cuir défoncés, accompagné d’une bière au beurre.

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1 commentaire

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Une réponse à “Si Beedle nous était conté

  1. Je ne savais pas que ce livre existait non plus. Le glas de la honte va-t-il s’en prendre aussi à moi du coup ? aie aie aie ! Mais je ne sais pas si je le lirai. Tout ce qui n’est pas Harry Potter a comme inconvénient… de ne pas être Harry potter ;).

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