Archives quotidiennes : 07/08/2013

Quand on rédige son mémoire

Pusheen bookQuand on rédige un mémoire, on apprend une quantité de choses. Je ne fais pas référence à toutes les données sur les chevaliers paysans de l’an 1000 du lac de Paladru qu’on a acquises grâce à la lecture de nombreux volumes poussiéreux. Mais plutôt aux révélations personnelles auxquelles ont fait face. On se découvre une foule de nouvelles facettes et le nombre de cordes à notre arc grandit de jours en jours. Vraiment, la rédaction d’un mémoire est d’une aide salvatrice pour grandir en tant que personne.

Par exemple :

Quand on rédige son mémoire, on se créé des centres d’intérêt :

Oui, parce qu’il faut savoir que tout, absolument TOUT, devient à nos yeux plus intéressant que notre sujet de thèse. Ainsi dès qu’on s’assoit derrière notre ordinateur, nous sommes pris d’une envie frénétique de réparer notre fauteuil, cassé depuis 5 ans. Après avoir reçu un mail de notre directeur nous énonçant plus ou moins gentiment que c’est de la merde qu’il faut poursuivre nos efforts, on décide de classer tous les fichiers en friche de notre PC. Et quand enfin, on aura écrit trois lignes, on sera contraint d’arrêter car montera en nous le désir irrépressible de récurer nos toilettes de fond en comble. Tout parait vraiment plus attractif.

Quand on rédige son mémoire, on devient sociable :

Ce n’est pas qu’on demande de l’aide dans notre entourage, parmi les plus brillantes réussites que l’on connaisse. C’est surtout qu’on préfère discuter sur facebook avec quelqu’un qu’on a vu une fois dans notre vie, ou même dont on se fiche royalement. Ça fait passer le temps. Et puis ce n’est pas de notre faute, c’est très mal venu de repousser quelqu’un qui cherche à être notre ami.

Quand on rédige son mémoire, on apprend à maîtriser le temps :

Et on peut compter sur nous. On s’est promis d’arrêter d’écrire à 16h, on peut être certain qu’il n’y aura plus personne à 16h02. Finis les retard, désormais, nous sommes des personnes fiables.

Quand on rédige son mémoire, on ne cesse de se surpasser :

En effet, jamais notre score à Candy Crush Saga n’a été aussi élevé. On réussit à abattre des montagnes (de chocolat) en un rien de temps. Comme quoi, la persévérance, ça paye !

Quand on rédige son mémoire, on murit :

Effectivement, la maturité est de mise. Sans quoi, au moment où notre directeur nous dit d’un air solennel et les yeux dans les yeux qu’une mention à notre mémoire nous sera d’un grand secours pour trouver du travail (et je dis bien mention au MÉMOIRE, et non pas au MASTER…), on risque de se mettre à pouffer, voir d’éclater d’un rire bien gras. Car en ce qui nous concerne, le truc qui nous aiderait à trouver du travail relèverait plutôt du domaine des fées ou des elfes (à moins bien sûr, de vouloir évoluer dans le milieu universitaire).

Quand on rédige un mémoire, on croit en soit :

Un peu trop même. Par exemple, on est persuadé de pouvoir écrire 60 pages en 10 jours. On est certain que THE problématique qu’on cherche depuis des mois, nous apparaitra naturellement à la fin, comme par magie. Enfin, on rêve toujours que lorsqu’on parlera  de notre sujet avec une petite fierté et la larme à l’œil, quelqu’un s’y intéressera.

Oui, le mémoire est une aventure merveilleuse, vraiment. Sauf qu’on veut qu’elle prenne fin le plus vite possible et qu’on la souhaite à nos pire ennemis.

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