Bienvenue chez Marcel

C’est peut-être parce que j’ai regardé une bonne cinquantaine de fois les adaptations cinématographiques de La Gloire de mon père et du Château de ma mère lorsque j’étais petite – ce que je ne continue pas du tout de faire – que  j’ai développé un concept particulièrement précis concernant le déroulement du déjeuner à l’extérieur, l’été. Car voyez-vous, les règles ne sont pas du tout les mêmes que celles du dîner, ou encore celles se référant aux déjeuners hivernaux. Mes névroses Les conventions sont très formelles à ce sujet.

Voilà comment les choses devraient se dérouler selon moi, lorsque l’on se rend guillerettement à un déjeuner estival. Premier point : vous vous trouvez dans le Sud. Ceux qui n’en n’ont pas l’opportunité auront tout de même le bon goût de faire comme si, en essayant de trouver une journée de beau temps. Puis vous déambulez distraitement dans les rues de votre ville/village, en prenant bonne note de la vitrine des petites boutiques qui ornent votre passage, ou en appréciant les belles bâtisses ou la nature environnante. Car, et cela va de soi, votre destination doit bien sûr résider au sein d’un centre historique. Charme et romantisme obligent (imaginez Marcel Pagnol et sa famille se ravitailler à la zone industrielle de la périphérie..!).

Tandis qu’au rythme de vos pas, votre appétit commence à se faire pressant, vous avez l’heureuse surprise de tomber nez à nez avec une échoppe des plus coquettes. Alors que de bonnes odeurs provenant de la cuisine viennent vous chatouiller les narines, vous traversez la place de la fontaine et allez vous assoir à la table d’une terrasse ombragée. Confortablement installé, vous jetez un rapide coup d’œil au menu et choisissez un bon plat mitonné par la maison ainsi qu’un petit verre de rosé. Vous n’avez plus qu’à attendre votre hors d’œuvre en écoutant le doux bruit de la fontaine et en observant les oiseaux se tâtant pour un plongeon dans l’eau.

Oui, c’est absolument désuet mais c’est pour ça que faire une petite pause dans le rythme effréné de nos vies et s’imaginer dans un roman du début du XXème siècle au café du Carrefour des 4 saisons, fait du bien.

Pour tout cela, il y a Toast’Tea niché au cœur de Montpellier. Parfait pour avoir un encas digne de ce nom et se laisser aller à ses états d’âmes, tout en bavardant avec le reste des convives ou en griffonnant ses idées poétiques sur un petit carnet, tel Louis de Funès dans Le grand restaurant.

salon de thé montpellier

La terrasse du Toast’ Tea.

fondant au chocolat

« Demain pour le déjeuner, il y aura de la tarte aux abricots et de la crème fouettée ». Sauf que nous c’était du fondant.

brunch salon de thé montpellier

La petite fontaine, qui gagnerait cependant à être nettoyée.

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