Archives mensuelles : juillet 2013

La cantine du dimanche

Aaaaah Montpellier, le soleil, le ciel azur, la chaleur… La ville est aussi réputée pour le monde en terrasse pendant les douces soirées d’été ou encore le claquètement des tongs qui martèlent frénétiquement les pavés de l’Ecusson (à savoir le centre historique, pour les non autochtones).

Mais comment fait-on lorsqu’on est en manque de pluie ? Que le sensation de froid n’est plus qu’un lointain souvenir et qu’on n’aura jamais l’occasion de se dire « grand dieu, j’aurais bien besoin d’une petite bière pour me tenir au cœur » ? Parce qu’il faut savoir qu’ici, tout ce qui a trait aux palmiers, huiles solaires, marques de bronzage et tout le toutim représente le train train quotidien des héraultais. Leur habitat naturel (si les nordistes ont l’impression que j’essaye de rendre cet article aussi énervant que possible pour eux et bien…c’est vrai, oui).

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Ici ce qui est exotique, c’est le brouillard, les vestes en tweed ou encore un accent british (et sexy). Et pour tout cela, il y a le fameux pub The Beehive, dépaysant au possible.

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pub montpellier

Inside The Beehive

brunch anglais montpellier

Full english breakfast

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Ca, c’est ce que j’appelle un pub ! Comme celui qu’on rêverait de trouver après être tombé en panne en plein Cornwall et avoir traversé tout le comté sous une pluie battante. Tenue par de vrais anglais (ouh comme c’est typique !), cette bonne adresse est tout ce qu’il y a de plus sympathique. Ça sent l’Angleterre, la vraie !

beehive montpellier

Have lunch on this lovely and charming place

burger montpellier beehive

Burger and Coleslaw. What else ?

Convivial et chaleureux sont les maîtres mots du Beehive. Bien que très apprécié par les exilés britanniques, le pub accueille tout le monde sans exception (viens comme t’es uech). Dans un décor des plus pittoresques, les gérants seront ravis de vous offrir une bonne pinte de Guiness (à savourer sous une affiche de cette même marque), en attendant que le chef vous concocte un petit plat dont il a le secret : le fameux burger au cheddar !

Le reste de la carte n’est pas sans nous laisser pantois. De délicieux curry, meat pie or chicken salade. Sans oublier les desserts : cheesecake ou encore brownie servi chaud et fondant, accompagné de baies et de son petit coulis. Des recettes simples et qui tiennent au corps, mais qui auront raison des plus difficiles.

Alors voilà, vous savez tout. Lorsque vous sentez raisonner le « London Calling » en vous, vous savez quoi faire.

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The Secret Dreamworld of a Shopaholic

Quotes shopaholic

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J’ai toujours prôné cet excuse engagement. Bien avant que les citations ne soient à la mode, bien avant la terrible invention de Pinterest. A vrai dire lorsque l’on cultive un léger penchant pour les vêtements et les beaux magasins, on est souvent contraint de se creuser les méninges pour trouver une réplique cinglante qui clouera le bec aux regards réprobateurs de nos comparses et à tous les jaloux, prêts à nous servir un sermon accusateur à chacun de nos reçus bancaires.

Oui, le monde est impitoyable pour une accro au shopping. D’un côté, il y a les économes et tout ceux qui chantent les louanges des comptes épargnes, qui jugent les « paniers percés » comme des irresponsables. Tantôt outrés, tantôt moqueurs, ils ne nous comprennent pas. Du tout. De l’autre côté, il y a le monde merveilleux des magasins et des cartes de fidélité, réconfortants avec leurs étagères qui fourmillent de trésors à découvrir. Le seul inconvénient de cette relation  : elle créé en nous une névrose insatiable en même temps qu’elle nous réchauffe le cœur. Celle du « il me faut ce truc indispensable à ma vie« , qui réapparait sitôt que l’on a fait l’acquisition du dit truc.

La vie d’une accro du shopping est donc une aventure parsemée de pièges et d’embuches tous plus délicats à déjouer.

Heureusement, pour nous accompagner dans notre quête, il y a toute la série des livres de Sophie Kinsella sur notre personnage favori :

Becky Bloomwood, l’accro du shopping.

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La première couverture, la seule, la vraie.

La première couverture, la seule, la vraie.

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Tout le monde a entendu parler de Confessions d’une accro du shopping. Et pour cause, il s’agit de l’œuvre qui a lancé la carrière de l’auteur et a accéléré sa renommée de manière renversante.

L’intrigue en quelques mots : Rebecca Bloomwood est journaliste financière au sein du magazine Réussir votre épargne. Sauf qu’elle ne connait rien à la finance et qu’elle a bien d’autres préoccupations. Comme son banquier, l’adorable Smeathie, qui lui envoie tous les jours de rappels pour son découvert. Ou encore Suze, sa colloque et meilleure amie, qui ne cesse de lui organiser des rendez-vous avec Tarquin, son cousin étrange et dégingandé. Mais surtout, surtout, il y a toutes les boutiques qui regorgent de trouvailles et qui  l’attirent sans relâche. Et l’énigmatique Luke Brandon, dont elle croise tout le temps le chemin.

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Ce livre fait partie de mes préférés. Si à première vue l’histoire peut sembler légère (d’ailleurs elle l’est), l’auteur analyse avec psychologie les comportements de tous ses personnages, ce qui les rend réels et particulièrement attachants. Leurs petites manies sont sensiblement bien trouvées et leur correspondent à merveille. Mais le principal, c’est que Sophie Kinsella ne manque pas d’humour. Comiques de répétition, situations absurdes et un fil conducteur résistant à toute épreuve, sont les ingrédients secrets de ce livre fantastique.

Pour vous dire la vérité, il m’arrive très souvent d’éclater de rire lors de sa lecture, et même plus tard, lorsque je repense à des scènes particulièrement décousues. Pour moi, impossible de résister à cette touche british !

the secret dreamworld of a shopaholic Sophie Kinsella

La version anglaise, très abordable

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Pour couronner le tout, le livre est très bien écrit. Il n’y a rien à reprocher au style, dynamique et très descriptif à la fois. Les passionnés du petit détail style JK Rowling seront ravis, l’auteur ne nous passe rien !

Vraiment, et je n’insisterai pas assez là-dessus, cet ouvrage n’a rien à voir avec les publications actuelles en séries complètement insipides à destination d’un public féminin. Il vaut le détour. Et pour celles et ceux qui ont la carte bleue facile, rien de tel que de sentir soutenus et compris !

Fun fact : la traduction du premier opus, The secret dreamworld of a shopaholic, est bien mieux réussie que celles des suivants. Comme quoi, la linguistique, ça sert.

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