Le dessin animé où tout est permis

romains asterix

« Aaaaaaaaaaaaaaaaanh ! »

Comment, cela existe en vrai ? Inutile de trembler de la sorte, compagnons ! Le dessin animé où tout est permis, il a déjà été réalisé depuis bien longtemps, est sans cesse diffusé et s’appelle Les 12 travaux d’Astérix ! Comme vous devez commencer à le savoir, je suis une grande adepte des films hautement intellectuels passant tous les ans à Noël pour la dix-millième fois. Lorsque je l’ai aperçu à la télévision, c’est tout naturellement que je suis retombée dedans, comme lorsque j’étais petite. A l’exception que cette fois-ci, je l’ai regardé avec mes yeux de jeune femme dans le vent, ce qui m’a permis de beaucoup mieux l’apprécier et de remarquer un tas de nouveaux détails cocasses et/ou hilarants. Nous connaissons tous les épisodes d’Astérix. Certains sont bons, d’autres vraiment mauvais. Mais celui-là mes amis, est tout simplement un petit chef d’œuvre de scénarisation. Complètement tordu, et néanmoins bien ficelé, rien n’est laissé au hasard dans ce dessin animé.

affiche les 12 travaux d'asterix

L’affiche du film d’animation, sortie en 1976

Sorti en 1976, ce projet disposait dans sa réalisation, d’un contexte bien plus libre. Les autorités de l’audiovisuel étaient beaucoup moins regardantes à l’époque, et la morale bien pensante n’était pas franchement au goût du jour dans les 70’s. Contrairement aux autres, ces aventures d’Astérix ne sont pas tirées de l’un des nombreux albums conçus par R. Goscinny et A. Uderzo. Hormis les personnages préalablement existants, tout est sorti de l’imagination de nos deux complices, laissant ainsi une plus grande place à leur amour du décousu et du bon jeu de mot. Par ailleurs, ce sont les auteurs eux-mêmes qui ont produit ce dessin animé avec leur propre maison de production : les Studio Idéfix. Grâce à toutes ces composantes nous pouvons encore aujourd’hui, savourer un enchaînement de gags absurdes mais bien observés.

Rappelons le synopsis : César, lassé de toujours perdre face à cette bande d’irréductibles qui lui résiste encore et toujours, décide de les braver en leur lançant un ultime défi. Les gaulois, tels Hercule à l’époque, devront exécuter 12 épreuves et sortir vainqueurs à chaque fois. Bien évidemment c’est Astérix et Obélix qui s’y collent. Jusque là rien de bien nouveau. Les épreuves commencent : course, javelot, pugilat…Tout est normal. Puis l’épreuve n°4 : l’île du plaisir, les scénaristes commencent à fumer à se lâcher…et continueront ainsi, de plus bel jusqu’à la fin. Des prêtresses sexy, une maison qui rend fou (excellente vision de l’administration), un métro en folie, des revenants, des pubs pour lessive et même une brève apparition de Brigitte Bardot : nos deux acolytes auront tout vu et tout fait, sur le son d’un orchestre endiablé. A la fin on est séduit par le charme désuet du film, et on admire sa force de propositions.

image 12 travaux asterix

Le vénérable du sommet

A coup d’anachronismes en tout genre et de clins d’œil incisifs au monde qui nous entoure, Les 12 travaux d’Astérix nous offre une véritable bouffée d’oxygène face à l’invasion insupportable des Dora et autres Bob, et nous rappelle en toute fin que dans un dessin animé, heureusement, tout est permis.

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3 Commentaires

Classé dans Cinéma

3 réponses à “Le dessin animé où tout est permis

  1. rousse frisée

    Moi j’adore le coup du menhir !

  2. Ton article me met une petite musique en tête ! « C’est le chien de Cléopâtre… »

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