Archives mensuelles : décembre 2012

Le dessin animé où tout est permis

romains asterix

« Aaaaaaaaaaaaaaaaanh ! »

Comment, cela existe en vrai ? Inutile de trembler de la sorte, compagnons ! Le dessin animé où tout est permis, il a déjà été réalisé depuis bien longtemps, est sans cesse diffusé et s’appelle Les 12 travaux d’Astérix ! Comme vous devez commencer à le savoir, je suis une grande adepte des films hautement intellectuels passant tous les ans à Noël pour la dix-millième fois. Lorsque je l’ai aperçu à la télévision, c’est tout naturellement que je suis retombée dedans, comme lorsque j’étais petite. A l’exception que cette fois-ci, je l’ai regardé avec mes yeux de jeune femme dans le vent, ce qui m’a permis de beaucoup mieux l’apprécier et de remarquer un tas de nouveaux détails cocasses et/ou hilarants. Nous connaissons tous les épisodes d’Astérix. Certains sont bons, d’autres vraiment mauvais. Mais celui-là mes amis, est tout simplement un petit chef d’œuvre de scénarisation. Complètement tordu, et néanmoins bien ficelé, rien n’est laissé au hasard dans ce dessin animé.

affiche les 12 travaux d'asterix

L’affiche du film d’animation, sortie en 1976

Sorti en 1976, ce projet disposait dans sa réalisation, d’un contexte bien plus libre. Les autorités de l’audiovisuel étaient beaucoup moins regardantes à l’époque, et la morale bien pensante n’était pas franchement au goût du jour dans les 70’s. Contrairement aux autres, ces aventures d’Astérix ne sont pas tirées de l’un des nombreux albums conçus par R. Goscinny et A. Uderzo. Hormis les personnages préalablement existants, tout est sorti de l’imagination de nos deux complices, laissant ainsi une plus grande place à leur amour du décousu et du bon jeu de mot. Par ailleurs, ce sont les auteurs eux-mêmes qui ont produit ce dessin animé avec leur propre maison de production : les Studio Idéfix. Grâce à toutes ces composantes nous pouvons encore aujourd’hui, savourer un enchaînement de gags absurdes mais bien observés.

Rappelons le synopsis : César, lassé de toujours perdre face à cette bande d’irréductibles qui lui résiste encore et toujours, décide de les braver en leur lançant un ultime défi. Les gaulois, tels Hercule à l’époque, devront exécuter 12 épreuves et sortir vainqueurs à chaque fois. Bien évidemment c’est Astérix et Obélix qui s’y collent. Jusque là rien de bien nouveau. Les épreuves commencent : course, javelot, pugilat…Tout est normal. Puis l’épreuve n°4 : l’île du plaisir, les scénaristes commencent à fumer à se lâcher…et continueront ainsi, de plus bel jusqu’à la fin. Des prêtresses sexy, une maison qui rend fou (excellente vision de l’administration), un métro en folie, des revenants, des pubs pour lessive et même une brève apparition de Brigitte Bardot : nos deux acolytes auront tout vu et tout fait, sur le son d’un orchestre endiablé. A la fin on est séduit par le charme désuet du film, et on admire sa force de propositions.

image 12 travaux asterix

Le vénérable du sommet

A coup d’anachronismes en tout genre et de clins d’œil incisifs au monde qui nous entoure, Les 12 travaux d’Astérix nous offre une véritable bouffée d’oxygène face à l’invasion insupportable des Dora et autres Bob, et nous rappelle en toute fin que dans un dessin animé, heureusement, tout est permis.

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Christmas Empress

Pendant les périodes des fêtes, nous sommes habitués à voir sur nos écrans des personnages liés à Noël. Il y a le Père Noël bien sûr, les lutins, Rudolph, quelques éventuels bonhommes de neige. Et puis il y a ceux qui n’ont rien à voir avec la situation mais que l’on retrouve quand même tous les ans à la télé : Kevin McAllister (Maman, j’ai râté l’avion), Peau d’Âne, ou encore François Pignon (tous les films possibles avec Pierre Richard). Mais également, et à chaque fois sans faute : la trilogie des Sissi !

Affiche film sissi kitsh

Une des premières affiches du film (so vintage…et un peu kitsch). Notez que Romy Schneider n’a jamais, de près ou de loin,  été rousse.

Réalisés dans les années 50, les trois longs métrages autrichiens ont connu un très fort engouement auprès du public dès leur sortie. Le succès des films s’est très vite étendu jusqu’en Europe, grâce entre autres, aux décors somptueux et aux innombrables robes de bal ornées de chichis et fanfreluches en tout genre. Il s’agissait d’une énorme production pour l’époque, qui tenait beaucoup à cœur au réalisateur. Il souhaitait retranscrire au mieux la biographie d’Elisabeth de Wittelsbach, dite Sissi. Toutefois, celui-ci s’est tout de même autorisé de nombreuses libertés de sorte à romancer l’histoire et à la rendre populaire. C’est ainsi qu’est né le mythe Sissi, tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Mais parmi tous les grands classiques du cinéma, comment se fait-il que ce soit celui-là qui apparaisse tous les ans dans les grilles des programmes de Noël ? Désormais la diffusion de Sissi pendant les fêtes fait partie du folklore. Tout le monde l’attend, nous pouvons donc comprendre pourquoi les chaines de télé s’empressent de le passer. Mais comment en est-on arrivé là ? Voici quelques éléments de réponse : Sissi est la meilleure amie des animaux, c’est une princesse, elle est généreuse et toujours altruiste, son sourire suffit à régler les conflits politiques les plus récalcitrants, ses tenues nous font pâlir d’envie… Tous ces éléments particulièrement niais se fondent, au final, parfaitement avec l’esprit de Noël.

Sissi, Franz et leur fille Gisele en Italie

Sissi, Franz et leur fille Gisèle en Italie

Bien qu’il soit vu et re-revu, je suis sûre que ces films révèlent encore quelques petits secrets dont nul ne se doute… Par exemple :

  • L’actrice qui joue la duchesse Ludovika, la mère de Sissi, n’est autre que Magda Schneider, la mère de Romy Schneider.
  • Bien que la popularité de Romy Schneider se soit considérablement accrue grâce à ce triptyque, elle n’a pas tant apprécié de les jouer.
  • Pour cause, elle devait porter des heures durant une perruque de 6 kilos (cette chevelure parfaite n’est donc que mensonges !).
  • Un quatrième volet fut prévu, mais Romy, lassée par ce rôle, refusa d’y participer malgré les millions qui lui été proposés.
  • Dans chacun des films, Sissi et l’impératrice Sophie ne s’entendent pas du tout. C’est faux, il a toujours existé un lien d’amitié entre elles.
  • Les films Sissi Impératrice et Sissi face à son destin furent présentés à Cannes en 1956 et 1957. Mais le festival préférait déjà le cinéma d’auteur à des réalisations jugées trop populaires.

Pour terminer, quelques-unes de mes robes favorites :

Sissie robe bleue myosotis

Ma préférée : la robe bleue myosotis dans le premier opus

robe bleue Sissi

Il m’en faut une pareille pour ma vie de tous les jours.

La robe rouge et satinée

La robe rouge pour la passion

Sissi, robe blanche, rouge et verte

La très élégante robe blanche, pour les occasions officielles

 

 

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